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Né en 1953 à Pékin, Ye Xin quitte sa ville natale en 1966, au début de la révolution culturelle, pour rejoindre Yanquan dans la province du Shanxi où ses parents sont exilés. Entré dans une usine de tracteur en 1970, il travaille comme ouvrier mais passe l’essentiel de son temps libre à dessiner, peindre et graver. Grâce aux stages organisés par le centre culturel local, il fait ses premières expériences d’expression picturale et devient « peintre ouvrier ». En 1978, il passe le premier concours organisé par les Beaux-Arts de Pékin après la révolution culturelle et entre dans cet institut. Diplômé en 1982, il devient rédacteur de bandes dessinées dans une maison d’édition, puis retourne aux Beaux- Arts pour enseigner le dessin. En 1986, il s’installe en France où il développe ses activités de peinture, de calligraphie et d’enseignement. En 1995, il passe une thèse à la Sorbonne qui traite du rapport entre l’écriture et la peinture, puis devient maître de conférence à l’Université de Paris 8.
Le travail pictural de YE Xin met l’accent sur le trait, élément qui lie son écriture et sa peinture. A travers un même trait de pinceau tracé à l’encre sur le papier, il aime interpréter au gré de ses émotions des textes, images et souvenirs qui l’ont touché. Qu’il s’inspire de légendes chinoises ou de poésies françaises, il laisse son pinceau suivre son imagination pour raconter sa propre vision du monde qui l’entoure. La mémoire collective rejoint la mémoire individuelle dans des fragments d’images et d’écriture qui mêlent le passé au présent.
Il expose régulièrement dans des galeries en France et à l’étranger. Ses peintures, calligraphies, gravures et livres d’artiste sont collectionnés par différentes institutions publiques : Musée des Arts d’Angoulême, British Museum à Londres, Musée d’Histoire Contemporaine à Paris, Bibliothèque Nationale, Bibliothèque du Musée Rodin, Bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence, etc. Il a également été invité pour réaliser des peintures scénographiques pour le Musée Olympique de Lausanne et récemment pour le Musée des Arts asiatiques Guimet à Paris.
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