Chu Teh-Chun
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Cadet d’une famille de trois fils, Chu Teh-Chun entre, en 1935, à l’Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou, dirigée par Lin Fongmien.
Chu Teh Chun peint selon le style traditionnel avec l’intention de s’y consacrer entièrement. mais l’Ecole n’ayant pas de section spécialisée dans ce domaine, il opte finalement pour la peinture occidentale.
Chu Teh Chun obtient brillamment son diplôme de fin d’études en 1941, il est nommé aussitôt professeur assistant dans sa propre école, et professeur titulaire en 1942 à l'Université de Nankin repliée près de Chongqing. Durant cette période itinérante, Chu Teh Chun crée de nombreuses œuvres. En 1947, l’Université est de retour à Nankin ; Chu Teh-Chun effectue alors la descente du Yang zejiang, qui est pour lui une grande source d’inspiration. Il s'installe à Taipei en 1949, et devient professeur à l’Ecole d’Industrie, section architecture, en 1950. En 1951, il est professeur à l'Université Normale Nationale, où il enseigne la peinture occidentale.
Le 29 mars 1955, Chu Teh Chun embarque pour l’Europe, et après un mois de traversée s’installe à Paris. Il peint des paysages de Paris, dessine à la Grande Chaumière, visite le Louvre, les galeries et les expositions. Un voyage en Espagne lui fait découvrir le Prado et Goya, Tolède et les œuvres du Gréco. En 1956, il découvre l’art abstrait, notamment lors de la rétrospective Nicolas de Staël.
De 1956 à 1961, il rencontre ses premiers succès à Paris, et dès 1964, sa réputation se propage à l’étranger à l’occasion d’expositions au Carnegie Art Museum, à Pittsburgh, Jérusalem, Athènes, et en 1969, à la Biennale de Sao Paulo.
En 1976, Chu Teh Chun renoue avec la calligraphie qu’il a pratiquée dans sa jeunesse. C’est un plaisir qu’il mène désormais en parallèle à sa peinture.
En 1979, il retrouve son ancien maître Lin Fongmien qui expose au Musée Cernuschi ainsi que son ami le sculpteur Liu Kaiqu, venu à Paris avec une délégation d’artistes chinois. Cela aboutit en 1983 au voyage de Chu à Pékin, où il est invité par l’Union des Artistes de Chine. Auparavant, il siège au jury de l’Université chinoise de Hong Kong. Sa renommée, partie d’Occident, s’étend maintenant à l’Asie.
Le musée national d’Histoire de Taipei organise en 1987 une grande exposition rétrospective, lui permettant ainsi, pour la première fois depuis trente-deux ans qu’il a quitté son pays, de montrer l’ensemble de son œuvre.
En 1994, il expose à Singapour, puis au Canada : dans ce dernier pays a lieu l’exposition itinérante « Signes Premiers », avec Kijno et Riopelle. En 1997, une exposition itinérante organisée par l’AFAA, du Ministère des Affaires étrangères, est inaugurée à Pékin (Palais des Beaux-Arts), qui se poursuit ensuite à Hong Kong et Taipei, où elle se termine en octobre 1999.
Depuis lors, de nombreuses expositions et voyages ont eu lieu en France, en Chine, en Corée, en Indonésie. Plusieurs ouvrages consacrés au peintre paraissent.
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